TOME N°3 : Chapitre N°1 : 9 – Parler au troisième et quatrième chefs de famille.

En y réfléchissant, sur comment parler aux deux chefs de familles restants, Mwini s’en vient à être limité psychologiquement, vu que l’arbre lui avait dit que les deux entités se trouvaient dans le ciel. Comment faire pour accéder au ciel ? Là était la principale question de Mwini, sur le moment.

En cogitant, il alla à son travail, comme d’habitude, avec un air évasif qu’on aurait dit que cette personne est ailleurs. Arrivé, il s’installa, dans son bureau et fit sa routine habituelle. Quand soudain, deux jeunes enfants vinrent se présenter au studio photo : Mwinda Dia Téranga. Ils avaient environ neuf ans. Une fille et un garçon. D’apparence présentable, on aurait dit que leurs parents s’occupent bien d’eux. Et, la fille était plus pimpante que le garçon.

« Bonjour, nous venons prendre des renseignements. Ce sont nos parents qui nous envoient. » dirent-ils à Malick SIDIBE. Pendant qu’ils parlaient, Mwini se pencha de son bureau pour voir qui était-ce. En voyant les deux enfants, par intuition, il comprit qui c’étaient. Alors, ne laissant même pas le temps à Malick de les répondre, il dit : « C’est bon ! Laisses les venir. Je m’en occupe ! » Alors, Malick SIDIBE se déchargea de cette responsabilité. D’un léger air enthousiasme et frivole, les deux se dirigèrent vers le bureau de Mwini.

« Soyez la bienvenue ! » dit Mwini, en les invitant à s’assoir, d’un geste de la main. « Depuis quand, vous venez à moi, sans que je vous cherche ? » poursuivit-il.

  • Juste le fait d’y penser et de manifester ce désir sont déjà une forme de communication. Tu as manifesté le fait de nous parler. Voilà que nous venons à toi ! Si on ne se trompe pas, je pense qu’il en était de même avec la terre, n’est-ce pas ?!
  • Oui, effectivement !
  • « Ben voilà ! Alors, comme ça, tu nous a tous trouvé ? Bravo ! Maintenant, il te faudra avoir la clé, pour ouvrir l’entité. Une fois que tu auras ouvert l’entité, nous pourrons faire notre part des choses. Car, je tiens à le souligner, chacun à un rôle bien précis, dans cette histoire. Trouve la clé. Le temps presse ! » dit la petite fille.

Le garçon était là, tout souriant, il ne disait rien. Il se contentait de regarder Mwini.

  • « Serait-ce cette clé ? » poursuivit Mwini, en montrant la clé que lui avait donnée le vieillard aux locks blanc.
  • Oui ! Mais, elle est incomplète. Trouve sa moitié.
  • Okay, je vois !
  • « Et en plus de ça, il a la bague ! » dit, enfin, le petit garçon, toujours en souriant. Son sourire était narquois. On aurait dit une personne malicieuse. Puis, se tue à nouveau. Mais, ne lâcha pas Mwini du regard, avec son air malicieux.

Effectivement, Mwini portait la bague que lui avait remise le vieillard aux locks blanc, autour de son cou. Mais, la bague ne se faisait même pas voir, car elle était enfuie, dans son t-shirt. Donc, le jeune garçon pouvait voir au-delà des obstacles.

L’intuition de Mwini ne collait pas avec le jeune garçon. C’est comme s’il pouvait flairer son côté malicieux. Alors, il préféra concentrer son attention, sur la petite fille.

  • Dans mes rêves, je suis accompagné d’une femme, de même nature que moi. On aurait dit ma femme. Mais, dans la vraie vie, nous ne sommes qu’amis. Devrai-je chercher de son côté ?
  • « Ce n’est pas à moi de te répondre, jeune homme ! » répliqua la petite fille qui semblait si mature, par rapport à eux tous, dans la pièce.
  • Okay, d’accord ! Je vois ! Comme d’habitude ! Toujours à moi de chercher !
  • « J’aurais fait de toi qu’une seule boucher ! » dit le jeune garçon d’un air féroce et affamé cette fois-ci. On aurait dit qu’il se battait, dans son for intérieur, pour canaliser la bête qui sommeillait en lui. « Heureusement, que ma sœur est juste à côté ! ».
  • « Est-ce une menace ?! » répliqua Mwini, en tournant, enfin, son regard vers le jeune garçon.

Il ne répondit pas et se contenta de sourire, toujours avec son air malicieux.

  • « Ne fais pas attention ! Il a un sale caractère, mais peut être très utile, quand il veut ! » répondit la petite fille, à sa place.
  • Entre vous, qui est le vent et qui est le feu ?
  • « Je suis le vent. » répondit la petite fille « et lui, le feu ».
  • « Okay, je vois ! Ravi de faire votre connaissance ! » tout en lançant un regard un tout petit peu étonnant au feu.
  • « Vas ! Active l’entité. Et chacun de nous ferons ce que nous avons à faire. » lui dit-elle.
  • D’accord et merci.

Alors, les deux enfants se dirigèrent vers la sortie. En allant, le jeune garçon souleva sa main droite et fit jaillir du feu, sur la paume de sa main, en se retournant pour regarder Mwini, toujours en souriant. Puis, il éteignit le feu, quelques secondes après, le temps que Malick SIDIBE ne le voit pas. C’était officiel, Mwini ne l’aimait pas.

Écrite par: BOUKAKA M’BALOULA Chancelvie R. ( Chancelvie Boukaka )

COM BELLE LUMIERE en partenariat avec: MINO’S BOSS (créateur de vêtements de #Mwini et #Ngonda).

L’album photo de Mwini et Ngonda.