TOME N°2 : Chapitre N°4 : 4 – De la vérité à la transcendance.

La vérité

On l’a dit ! Mwini n’était plus le même. Etait-ce parce que c’était sa destinée ou parce qu’il s’était mis à chercher ? Peut-être les deux ! Mais, sans aucun doute, l’accès à la connaissance, qu’il avait, ne le permettait plus de faire comme si de rien était. Un peu comme, avoir avalé la pilule rouge du non-retour, proposée par Morpheus, dans Matrix. Et, cela le permettait de comprendre, progressivement, la structure de la matrice qui maintenait l’humanité en captivité, détruisant tout sur son passage.

Les conscients

Il y a les conscients. Dotés d’une intuition très efficace, ils ont la faculté de remettre les choses fondamentales en question. Remettant le système lui-même, autrement dit la matrice, en question. Généralement, ceux-là atteignent naturellement la première étape de l’éveil : la prise de conscience. Libre à eux, ensuite, de poursuivre le processus intégral de l’éveil jusqu’à la transcendance. Au pire, d’être endormi par la douce mélodie du mensonge, orchestré par des simulacres perpétuels, menant inévitablement à la mort, d’abord spirituelle, puis ensuite physique. Très peu franchissent le pas ! Et même en franchissant le pas, pour la plus part finissent en martyrs. Nombreux choisissent la douce illusion des simulacres, par peur d’affronter la réalité.

Les révoltés

Il y a les révoltés. Les conscients qui ont les organes génitaux masculins qu’il faut, pour braver la réalité. Ils comprennent par-là que seule l’intelligence ne suffira pas. Il faudra faire recourt à la sagesse, pour y arriver.

Les atteints du syndrome  du mort vivant

Il y a les atteints du syndrome du mort vivant. Les pires cas et les plus aimés de la matrice. Ceux qui ne réfléchissent pas, bien qu’ils soient dotés de toutes facultés les donnant la possibilité de sortir de la caverne de Platon. Ou encore, ceux qui réfléchissent mais ont trop peur pour oser défier le système. Ce qui les différenties des conscients, c’est que eux, à défaut d’accepter leur défaite et de vivre avec, tranquillement, ils font tout ce qu’il y a dans leur capacité à vouloir enfoncer tout le monde avec eux. S’ils tombent, ils veulent que tout le monde tombe avec eux. S’ils sont dans l’erreur, ils veulent que tout le monde soit dans l’erreur avec eux. Ils s’enfichent des conséquences et ne voient pas plus loin que leur nez. Généralement, ce sont ceux-là qui ont peur de, réellement, se regarder dans le miroir, pour s’affronter soi-même. Car, le véritable changement commence par soi-même.

Le pire c’est qu’ils projettent leurs mal-être intérieur, vers l’extérieur. Ce qui fait qu’ils interprètent tous les signaux que l’univers les envoie, comme des menaces. Ce sont des gens qui, pour se sentir important, sont obligés de nuire. Et, ce genre de personnes, le système en raffole ! Car, ils sont, facilement et perpétuellement, manipulables. D’ailleurs, ce sont eux qui, inconsciemment, font le sale boulot des gourous du système. Ceux qui ont le pouvoir de manipuler les ficelles des marionnettes.

De l’époque antique à l’époque moderne : la rupture

Et, la question que Mwini se posait fréquemment : « Comment un tel royaume (le royaume Muntu), après avoir connu la gloire des premiers âges, en tant qu’ainé, s’est rabaissé à la servitude de celui qu’il appelait jadis élève ou enfant ? ». Pour Mwini, c’était complètement illogique ! Alors, il était à la recherche du pourquoi et du comment.

En plongeant, dans les livres histoires de son peuple, il remarqua que non seulement son peuple avait accès à la connaissance, le premier, mais était perpétuellement en harmonie avec la nature. Les peuples des autres royaumes affluaient vers les bantus, pour avoir accès à cette connaissance, de force ou de gré. Certains venaient en tant qu’étudiants et d’autres en tant que conquérants des territoires, par divers moyens : la guerre, les alliances de mariage, etc…

Et si l’histoire entière de l’humanité c’est résumer à conquérir des territoires, dans cette soif de conquête, l’humain est venu à l’oublier ce que c’est que le respect de la nature. L’environnement même qui l’a engendré ! Plus il s’est détaché de la nature, plus il est devenu inhumain, laissant la majorité de son estime à l’intelligence qu’il a couramment appelé : intelligence artificielle, avec le temps.

Et si à l’époque antique, pour accéder à la connaissance fondamentale, venant de la sagesse des dieux, il fallait être initié, à l’époque moderne, il suffit juste d’aller sur la toile d’internet !

Même l’accès à la connaissance a évolué ! Du secret des initiés, on est passé à la connaissance pour tous, au grand jour, laissant derrière soi, les valeurs qui régissaient la transmission de cette connaissance. Du sacré à la banalité totale de la connaissance, délaissant sa sœur jumelle : la sagesse, à des années lumières.

L’ironie, c’est qu’on ne trouve pas tout, sur cette toile d’internet ! D’où l’utilité de l’initiation, guidé par la sagesse des dieux.

« Pour autant, toutes ces pratiques ancestrales étaient toujours d’actualités ? Pourtant si ! Mais, avaient-elles conservées les mêmes valeurs ? Je ne pense pas ! » murmura Mwini, au dedans de lui. Même l’évolution de l’humanité, en elle-même, ne peut plus faire marche arrière ! Il est à présent question de revisiter les pratiques ancestrales, selon les réalités de cette époque, tout en cherchant la sagesse de Dieu. Donc, la sagesse de la nature.

Mwini avait aussi conclu que si le monde avait tant changé, c’est parce que le cœur de l’être humain avait aussi changé, avec le temps, en s’éloignant de la nature, pour se réfugier dans ces simulacres perpétuels que lui propose le système. Devenu de plus en plus avide et s’attachant à des richesses éphémères, il s’abandonne entièrement à l’intelligence. Et, pas n’importe laquelle ! La moindre : l’intelligence humaine et non universelle.  

La vision

Un soir, pendant que Mwini était endormi, il rêva de nouveau.

Le rêve reprit exactement là où il s’était arrêté : le rêve où il se trouvait assis sur un trône, avec pour reine Ngonda à ses côtés.

En ce penchant, il découvrit le visage du petit garçon qui appelait Ngonda en tant que sa mère. C’était leur fils ! Un parfait mélange des traits physiques de Mwini et de Ngonda. Le fils venant s’assoir, sur les pieds de sa mère, Ngonda lui fait un beau sourire, puis reprit la conversation, en  regardant Mwini, son roi :

  • Je disais donc que le royaume va mal. Il faut qu’on fasse quelque chose.

D’accord, j’ai compris ma reine. Puisse la sagesse de Dieu nous guider.  

Écrite par: BOUKAKA M’BALOULA Chancelvie R. ( Chancelvie Boukaka )

Image illustrative: COM BELLE LUMIERE

Vêtements de Mwini & de Ngonda: MINO’S BOSS

L’album photo de Mwini et Ngonda.